Une deuxième année qui s’achève…

L’année scolaire est terminée… vous vous demandez sûrement pourquoi il n’y avait plus de publication sur le blog. La réponse est simple, d’ailleurs la plupart des bloggeurs expat’ la connaisse: la routine qui s’installe, le manque de temps, le manque d’inspiration, le travail, les enfants et tout les « à côté » La Vie quoi!

Néanmoins, le temps du bilan est arrivé…

Car nous sommes arrivés au terme de notre deuxième année d’expatriation et comme les vacances d’été ont aussi sonné, il est temps de dresser un bilan de cette année.

Comme je l’avais annoncé dans un précédent article, nous avons déménagé à Quito, la capitale de l’Equateur depuis septembre 2016 où nous habitons en plein centre historique. La vie est calme et ma foi nous avons trouvé notre stabilité ici.

Cette deuxième année d’expatriation a été marquée par des hauts et des bas, car oui… la vie d’expat n’est jamais rose et est loin d’être un conte de fée.

L’école

Septembre 2016: entrée des enfants en CP et CM1 à l’Ecole franco-équatorienne La Condamine, avec une bourse d’étude sur critères sociaux. L’adaptation vous vous en doutez a été difficile, étant donné que les enfants avaient suivi leur scolarité en école fiscale (publique) depuis leur arrivée en Equateur en septembre 2015 (enseignement totalement en espagnol et système équatorien). Le retour à « la normale » fut difficile pour les deux enfants qui ne l’ont pas vécu de la même façon.

Les premières semaines d’école ont donc été marquées par des RDV maîtresses afin de faire le point, de connaître l’histoire familiale et scolaire des enfants. Finalement de bons conseils et beaucoup d’aides nous ont été fournis tout au long de cette année.

Natanael a commencé avec du retard en français (prononciation et vocabulaire) qui étonnait sa maîtresse étant donné qu’il est né en France et y a vécu jusqu’à ses 5 ans. Mais il termine son CP en sachant lire parfaitement dans les deux langues, et s’exprime parfaitement en faisant quand même des mélanges entre les structures de l’espagnol et du français.

Sayri quant à lui, continue son bonhomme de chemin tranquille. Loin d’être le meilleur de la classe, il s’est heurté à la barrière de la langue en arrivant en 2015, puis à un nouveau système éducatif qui lui a fait prendre du retard par rapport aux acquis « standard » d’un enfant de cet âge. L’année de CM1 n’a pas été facile, entre le nouvel environnement, les nouveaux copains à se faire, les devoirs … nous avons fini l’année par un suivi psychologique et un conseil pédagogique afin de l’aider à surmonter ses blocages.

Quand je vous disais que la vie d’expat n’est pas facile… mais une bonne nouvelle c’est que les enfants passent en CE1 et CM2.

Le travail

Octobre 2016: début de ma deuxième année en tant qu’assistante de français à l’Université Centrale de Quito. Cette année a été plutôt tranquille, en comparaison avec l’année catastrophique que j’avais vécu. Le travail en lui même est agréable, les étudiants sont toujours curieux de connaître la culture française.

Cette année, j’ai donné des cours aux étudiants de semestre IV et qui terminent les deux derniers niveaux de français. Mais, j’ai aussi pu donner un nouveau cours « Ecriture Académique » aux étudiants de semestre VIII… Bref, je ferai un article plus détaillé sur le sujet

Cette deuxième année m’a permis de confirmer mon désir d’enseigner le français et de vivre à l’étranger.

Evénements culturels et sorties

Décembre 2016: Concours national de la Chanson française, organisé par la filière Plurilingue de L’Université Centrale. Nous présentions la chanson Sur ma route et nous gagnions. Décembre, c’était aussi les fêtes de Quito, les vacances et les fêtes de fin d’année.

Mars 2017: Arrivée de la famille en Equateur. Pour l’occasion, nous sommes partis visiter le cratère Quilotoa, Baños, Otavalo et bien sûr Quito.

Autres

Avril 2017: Fin de mon traitement orthodontiste commencé il y a pile un an.

Mai 2017: Résultat de la demande auprès du CIEP. Renouvellement accepté pour la dernière fois en tant qu’assistant. Vous l’aurez donc compris, je serai assistante de français pour la rentrée 2017-2018 à l’Université Centrale de l’Equateur.

Juillet 2017: Mémoire de Master 1 Ingénierie des langues (Université de la Réunion) terminé… et en attente de résultat pour septembre.

Août 2017: En vacances depuis le 3 Août et ça fait du bien. Besoin de se ressourcer et pour cela partir loin de la ville s’impose, si ce n’est que quelques jours.

Attendez-vous donc à lire des articles de mes vacances en Equateur cet été. Quelques jours sur la côte ou encore dans le sud du pays… qui sait, au gré des envies…

 

Bonnes vacances à tous!

 

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Feliz año nuevo

Le temps est venu de dresser un bilan de l’année 2016.

La fin de l’année s’est très bien déroulé. Nous avons passé les fêtes de Noël en famille à Quito, autour d’un bon repas le 24. Les enfants ont ouvert leurs cadeaux le 25 que le Père Noël avait déposé pour eux sous le sapin. Ici, tous les gens ne font pas de sapin et n’attendent pas le Père Noël tout dépend des croyances, traditions et des moyens économiques.

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En Equateur, mœurs obligent la majorité des équatoriens passent les fêtes en famille, Noël ET réveillon du nouvel an. Pour le 31, tradition française oblige nous avons fêter entre amis mais à la façon équatorienne. Déguisement, feux d’artifice, danse et on brûle même un mannequin (fabriqué soi-même) qui peut représenter une personne connue, habillé de vieux vêtements. Cette tradition sert à clôturer l’année en cours et à annoncer le renouveau. Attention aux flammes!!!!

Un bilan de 2016?

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L’année 2016 n’a pas été de tout repos et pas facile non plus.

Rétrospectives de 2016

  • de grosses déceptions familiales, une séparation et un déménagement loin de la belle famille
  • des angoisses économiques (le pays étant paralysé par la crise économique, pas de salaire de mars à juillet),
  • la fin d’une année scolaire en juillet et le début d’une nouvelle en octobre
  • la peur de ne pas rentrer en France pour les vacances (l’immigration n’autorisait pas les enfants à sortir du territoire sans autorisation parental du parent absent. Il a fallu envoyer d’urgence une autorisation depuis la France en DHL, repayer un changement de vol chez KLM à 1400$ la modification. Finalement embarquer le 20 août au lieu de début août)
  • des vacances dans le sud et retrouvaille avec la famille à Lyon
  • prendre l’avion seule avec les enfants (avec 3 escales en prime)
  • le retour en Equateur en septembre (et des recherche de logement à bon prix à n’en plus finir)
  • de nouveaux amis et des sorties inoubliables (cinéma, salon du festival du livre …)

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  • un déménagement à Quito (dans le centre historique, le quartier le plus beau de la capitale)
  • une nouvelle école pour les enfants
  • la fête des morts (la Toussaint) à Quito et les fêtes de Quito en décembre
  • de nouveau élèves… et des anciens
  • de nouveaux cours et de nouvelles responsabilités.

En Bref, je ne mets plus 3h pour aller travailler mais 6 minutes en bus. Les enfants vont à l’école franco-équatorienne, une des meilleures du pays. Je vis dans un pays où il fait beau toute l’année. J’aime ma vie et mon travail.

Bref, ce fut une année riche en émotion. Que pourrait m’offrir 2017?

Ne sachant pas si je trouverai du travail en Equateur l’année prochaine, je profite à fond de ma deuxième et dernière année en tant qu’assistante de français et de mon travail à l’université. Cette expérience m’aura beaucoup appris à m’adapter à toute situation et à m’ouvrir aux autres. Mon contrat se finissant fin juillet, je ne sais pas encore si je rentrerai en France pour les vacances d’été. Ce que je souhaite?

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Trouver une stabilité, ici en Equateur. Car c’est un pays merveilleux même si tout n’est pas parfait (je ne me vois pas retourner vivre en France pour l’instant), Terminer mon mémoire et valider mon master de fle

 

Et vous, quels sont vos souhaits ou vos projets pour 2017?

 

 

Tu te rends compte du changement …

(inspiré de l’article du blog cactusdailleurs.fr )

à force de vivre à l’étranger quand ….

A force de vivre à l’étranger, on perd certaines habitudes et on en prend des nouvelles. Si vous aussi vous vivez à l’étranger, peut-être que vous vous retouverez dans ces anecdotes ou en aurez d’autres

  1. tu Manges de la soupe à chaque repas, du riz et des oeuf au petit dej’
  2. Tu n’arrives plus  à faire une phrase en français, quand tous les mots te viennent en langue étrangère
  3. Tu Prends les intonations de la région où tu habites
  4. Comprendre l’humour local
  5. Les produits français te manquent, tu salives devant un pot de Nutella que tu ne peux pas t’offrir
  6. Tu as toujours un rouleau de papier toilettes dans ton sac! à 0.15cts les quelques feuilles de papier toilette, on ne sait jamais…
  7. Et puis… aller dans les toilettes publiques c’est aussi une chose que tu as appris à surmonter.
  8. Jeter le PQ dans une poubelle ne te fait plus honte du tout.
  9. Tu te permets de tout avaler, au diable la turista, ça ne fait plus peur non plus.
  10. Quand tu entends parler dans une autre langue, tu tends l’oreille et tu essayes de savoir de quels pays viennent les gens et ce qu’ils se racontent.
  11. 10h de bus ne te fait plus peur !
  12. Piquer un somme dans le bus ou dans le tram ne te fais plus peur et est devenu monnaie courante,  de toute façon tu sais que tu te reveilleras à temps.
  13. Payer en CB étant très peu courant, l’espèce est redevenu à la mode
  14. Accepter de ne plus être à la mode… de toute façon ici c’est multicouleur et multiforme
  15. Te rendre compte que ton pays et ta famille te manque, quand tu regardes les photos de tes amis en France, les moments de fêtes …

Etc… etc …

 

Et vous? vous avez d’autres anecdotes?

Sentiment de liberté

Vous vous rappelez sûrement de cet article Les 4 étapes de l’expatriation où je vous expliquais mon état d’esprit du moment, qui était, pour le coup, au plus bas.

La fin du mois de mars et tout le mois d’avril ont été très difficile au niveau personnel,professionnel et familial. Et ce n’est que vers la fin du mois d’avril que tout est allé en s’améliorant.

Je suis donc passée à l’étape 3 voir limite 4

N°3 The Recovery ou phase d’adaptation

Passée cette période d’angoisse, l’expat reprend du poil de la bête. Il ne se laisse plus aller, re-découvre les règles de fonctionnement de son nouveau pays et essaie de se les approprier. Période d’adaptation et d’acceptation des différences. Sans renier ces origines, l’expat apprend à s’ouvrir à sa nouvelle vie.

Et ça fait tellement du bien de se sentir bien et de se sentir un peu comme chez nous finalement c’était le but. Non pas que je n’ai pas envie de retourner en France, mais ici ce n’est pas si mal.

Beaucoup de personnes n’ont pas voulu entendre ma souffrance en tant qu’expatrié ni même écouter le fait que tous les expats puissent passer par là. Je n’en dirai pas plus sur mon blog, gardons un peu d’intimité héhé. Je peux juste conseiller, maintenant que je suis passée par là, que les couples bi-nationaux doivent faire encore plus attention durant leur expatriation surtout si vous vous expatriez dans le pays de votre conjoint. Lui ou elle sera à l’aise avec sa culture et ne comprendra pas que vous vous ne le soyez pas ou que vous refusiez de vous adaptez. Attention DANGER!!! Mettez les choses au clair dès le début. L’expatriation, c’est un changement de vie mais pas un changement de pensée ou de culture, juste une adaptation, bien sûr toujours en fonction de ses capacités et de ses désirs. S’adapter ou se transformer pour faire plaisir aux autres ne vous apportera rien de bon et ne fera qu’accentuer votre malaise.

Bref, soyez vous même, adaptez-vous à votre rythme.

Désormais, je me sociabilise avec les autres [je discute avec des gens que je ne connais pas… (moi qui n’ouvre pas la bouche normalement), bon ok pas tous les jours non plus il faut pas abuser], je réapprends le plaisir de sortir en famille et entre amis, de passer une bonne soirée. Même mes trajets interminables pour arriver au boulot ne me semble plus si long. Quant à la culture, la nourriture (bon, pas tout non plus) et les différences, je les apprivoise et je m’en amuse même parfois.

Exemples: me faire passer devant dans le tram ou me faire bousculer, me faire prendre pour une américaine… ça m’énerve mais ça me fait sourire en même temps.

Manger un hornado a 15h ou manger des brochettes de viande sur la Plaza de Ponchos à 21h ne me fait plus peur.

En bref, l’expatriation prend vraiment tout son sens maintenant.

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Et vous, comment vous sentez-vous maintenant?

                 

Une nouvelle année a commencé…

Coucou!!! 🙂

Avant tout, je vous souhaite à toutes et tous (lecteurs, familles, amis…) une très bonne et heureuse année 2016, que tous vos voeux et projets se réalisent et que vous soyez en bonne santé pour en profiter!!!

Pour nous cette année a été riche en émotion. Revenons si tu le veux bien sur certains événements marquants…

2015 ce fut…

  • ma demande d’assistanat en Equateur
  • l’acceptation de celle-ci
  • un gros déménagement en perspective
  • des « au-revoir » déchirants
  • un changement de pays
  • un changement d’école pour les enfants
  • un changement de langue
  • un nouveau travail à l’autre bout du monde
  • la découverte de nouvelles traditions
  • se faire de nouveaux amis
  • des deceptions, découragements, tristesse et peurs

puis pour finir, le mal du pays est arrivé… mais on se soigne lol

Mon dernier article t’expliquait comment on fête le Nouvel An ici en Equateur, et surtout en famille. Comme tu as pu le voir, c’est très différent de chez nous.

Enfin, nous voilà en 2016, partis pour 365 jours nouveaux pleins de rêves et de projets. On a déjà commencé…

  • Notre nouvelle mascotte Bella Sakura

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Et vous? quels sont vos projets, rêves pour 2016?

A.

À la Une

Bilan à J-7

Dans une semaine nous y serons…

Alors où en sommes nous dans nos démarches. Nous avons quand même fait un grand pas, celui de rendre notre appartement, ce qui ne fut pas chose aisée étant donné tous les cartons que nous avions. Mais enfin ça c’est fait!!!

Les démarches administratives avancent aussi. La Box de SFR ainsi que les contrats mobiles sont résiliés. La banque et la Macif sont prévenus et les principaux contrats d’assurances sont aussi résiliés. Nous avons même été pesé nos valises à l’aéroport à l’avance pour éviter toute mauvaise surprise…

Qu’est ce qu’il nous reste à faire?

  • souscrire à l’assurance santé Chapka
  • faire nos transferts d’argent
  • faire transférer notre courrier
  • faire traduire les dernières traductions des évaluations scolaires nécessaires à l’inscription définitive en école locale (pour ça on les récupère le 9 septembre). -> encore 100e
  • Ces traductions sont à faire légaliser par le consulat. Nous serons déjà partis malheureusement, du coup nous solliciterons nos proches pour les réceptionner et nous les renvoyer en Equateur.
  • Voir nos amis avant le départ
  • et pour finir, petit rdv chez le dentiste (encore) pour Natanael, son plombage a dû sauter, heureusement que je m’en suis aperçu à temps.

Vivement que l’on soit assis dans l’avion, ça commence à être long et éprouvant…

À la Une

Bilan à J-15

Où en sommes nous? Qu’est ce qu’il nous reste à faire? Comment nous sentons nous? Tout un tas de questions que vous vous posez certainement à notre sujet, et les jours passent et filent plus vite que l’éclair… Nous sommes à J-15 quand je publie cet article, alors c’est parti pour un petit tour d’horizon de notre situation. Lire la suite