Fin d’une deuxième année d’assistanat

Lors de mon dernier bilan, je vous avais promis un article plus détaillé sur mon expérience lors de ma deuxième année en tant que prof de FLE.

A J-6 d’entamer ma troisième année en tant qu’assistante de français à l’Université Centrale de l’Equateur, j’ai donc décidé de tout vous raconter, les points forts comme les points faibles de cette année.

C’est parti!

Octobre 2016 a donc marqué le début de ma deuxième année en tant qu’assistante de français à l’Université et cela jusqu’au 31 juillet 2017. Si vous vous rappelez de mes péripéties vécues lors de la première année je dois vous dire qu’en comparaison cette année a été plutôt tranquille, niveau administratif mais chargé niveau pédagogique.

Ayant déjà mon compte bancaire, mon visa et mon RUC (numéro d’identification obligatoire pour toute personne physique ou société, permettant d’exercer une activité économique) ouvert, cela a facilité les démarches pour réaliser à la fois le contrat et pouvoir se faire payer.

En ce qui concerne le contrat il court sur une année fiscale. Vous aurez donc compris que mon contrat d’assistante étant d’octobre 2016 à juillet 2017, le rectorat est obligé de réaliser deux contrats. Le premier d’octobre à décembre et le deuxième de janvier à juillet. Cette année le contrat était près le 4 octobre.

Pour être payé? comment ça se passe?

Chaque fin de mois, je dois rédiger un compte rendu d’activité en indiquant quelles sont les activités et le nombre d’heures que j’ai réalisées. Comme je ne suis pas titulaire de l’éducation nationale équatorienne, je fais payer mes services comme prof de français, je dois donc remplir une facture, la signer, la faire signer à mon directeur, puis déposer un dossier complet comportant le compte-rendu, la facture, mon contrat et le certificat du RUC auprès du service financier de l’Université.

Le dossier est ensuite validé par le service qui envoie la demande de paiement au Ministère des finances. Je reçois la notification ainsi que le retrait sur salaire correspondant aux impôts (8%). Cela prend du temps et généralement je suis payée le 20 du mois d’après.

Cette année, aucun retard de paiement n’a été a signalé.

Des impôts en Equateur?

Oui! je crois que cela ne change pas qu’on soit en France ou dans un autre pays. Vous travaillez, vous payez des impôts si vous gagnez trop.

La déclaration d’impôt se fait soit de manière mensuelle soit trimestrielle, cela dépend de votre statut. Pour ma part je dois déclarer mes revenus deux fois par an, en juillet et en décembre.

Heureusement, il existe des personnes qui se proposent de déclarer pour vous moyennant 10 ou 20$. En fin d’année, on doit aussi déclarer tous nos achats, paiement de loyer, études… cela rentre en compte lors du calcul de l’impôt et bien souvent c’est le gouvernement qui vous doit de l’argent. Cette année en faisant ma déclaration en décembre 2016, j’ai eu la bonne surprise d’obtenir le rendu d’un bonne petite somme, qui est intervenue en mai 2017. Finalement, le retrait sur salaire est bien souvent rendu.

Et le travail dans tout ça?

L’année se compose de deux semestres, le premier d’octobre à février et le deuxième d’avril à juillet.

Cette année, j’ai donné des cours aux étudiants de semestre IV et qui terminent les deux derniers niveaux de français. Ici, on utilise le manuel Alter Ego A1 et A2+ pour les huit niveaux de français (deux premières années de Licence).

Chaque niveau se compose de 7 semaines de cours et d’une évaluation type DELF à la fin. Vous l’aurez compris, chaque semestre les étudiants valident deux niveaux.

Le premier semestre est marqué par des jours fériés et les fêtes de fin d’année.

La fête de la Toussaint, les fêtes de Quito début décembre et les fêtes de Noel. Le mois de décembre est aussi marqué par le Concours de la Chanson française qui a été organisé au niveau national cette année (concours que nous avons gagné haut la main) et l’épreuve de sélection des assistants d’espagnol en France. (nous préparons l’épreuve, nous occupons de la correction puis de la sélection des 20 étudiants qui passeront l’épreuve orale à l’Alliance Française. Cette année 6 étudiantes de la filière ont été sélectionnées.

Mi-février marque une période de vacances inter-semestre bien méritée qui permet de souffler et de faire de belles balades en Equateur (c’était d’ailleurs l’occasion d’accueillir la famille). Le mois de mars est un mois de formation interuniversitaire réservée aux professeurs, à laquelle nous n échappons pas (même si la convention stipule que les assistants ont les même vacances que les étudiants, cela n’est pas respecté…).

Le mois d’avril marque le début du deuxième semestre. Ce semestre, en plus des cours de niveaux, j’ai aussi pu donner un nouveau cours « Écriture Académique » aux étudiants de semestre VIII.

Ce deuxième semestre a été marqué par l’organisation de stands sur la culture et gastronomie française. J’étais responsable du stand des pays francophones et du stand gastronomique où on a réalisé la Ratatouille avec les étudiants.

Le travail en lui même est agréable, les étudiants sont toujours curieux de connaître la culture française et posent beaucoup de questions sur la vie en France. Étant quasiment de la même génération il est très facile de communiquer et de faire passer des idées. Le mot d’ordre cette année, c’était « ouvrez votre esprit, parlez et voyagez »!

Le mois de juillet, dernier mois du contrat a été particulièrement tranquille. Mon visa professionnel (pour deux ans) m’a été délivré le jour de mon anniversaire et le lendemain mes étudiants m’avaient préparés une fête avec gâteau, cadeau… (Trop mignon). C’était aussi le moment de fêter la fin du semestre et de l’année scolaire avec les collègues lors d’une sortie dans un centre balnéo, avant de partir en vacances pour deux longs mois.

En résumé, une deuxième année riche en émotion, travail, corrections et j’en passe. Des personnes que l’on peut considérer comme des amis, une nouvelle culture (parfois difficile à comprendre) et surtout une super expérience de vie que je recommande à tous.

Suite des événements?

J’ai demandé un renouvellement de mon contrat d’assistante au CIEP, renouvellement qui n’est normalement autorisé que deux fois mais cela a été accepté à titre exceptionnel étant donné que la convention entre l’Université et l’Ambassade risque de ne pas être renouvelée pour les années à venir. La filière Plurilingue a fermé ses portes depuis 2 semestres ce qui signifie qu’aucune nouvelle inscription n’est prise. Seul les étudiants en cours finiront donc leur cursus, en attendant l’approbation de la nouvelle filière par le Conseil de l’Université.

Affaire à suivre donc…

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